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Palestine. C’est l’Espagne qui sauve l’honneur de l’Europe. España está "salvando el honor de Europa". Spain is "saving Europe's honor". FRA ESP ENG

Palestine. C’est l’Espagne qui sauve l’honneur de l’Europe. España está "salvando el honor de Europa". Spain is "saving Europe's honor". FRA ESP ENG
Publicado hoy.

Viva España! Sanctions contre Israël. Sanciones contra Israel. Sanctions Against Israel

11 mars, marzo, March 2026

Les enfants de Gaza adressent un message de gratitude au peuple espagnol pour sa véritable position humanitaire face au génocide dont ils sont victimes.
Los niños de Gaza envían un mensaje de gratitud al pueblo español por su auténtica postura humanitaria ante el genocidio que sufren.
The children of Gaza send a message of gratitude to the Spanish people for their genuine humanitarian stance in the face of the genocide they are suffering.

FRANÇAIS

Sanctions contre Israël : comment l’Espagne s’est distinguée dès les premières heures du génocide

Par Meriem Laribi, pour l’Agence Média Palestine, le 12 mars 2026

Les « Viva España » fleurissent sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes anti-guerre expriment leur désir de demander refuge en Espagne. Après deux ans et demi de tentatives (au milieu du quasi désert) pour freiner Israël dans sa folie meurtrière, le gouvernement espagnol a annoncé le 11 mars 2026 mettre officiellement fin aux fonctions de son ambassadrice à Tel Aviv. Celle-ci avait déjà été rappelée à Madrid depuis septembre 2025. 

Le gouvernement espagnol de gauche est l’une des voix européennes les plus critiques de l’action criminelle israélienne en Palestine et ailleurs. Et les plus actives. Le Premier ministre Pedro Sánchez a été le seul dirigeant européen à élever la voix contre la guerre d’agression américano-israéliennes en Iran et au Liban et à agir en conséquence en refusant que les bases militaires espagnoles soient utilisées pour des opérations contre l’Iran, déclenchant la colère de Donald Trump.

En Europe, l’Espagne se distingue depuis le début du génocide à Gaza. Dès qu’Israël se met à bombarder frénétiquement l’enclave assiégée le 7 octobre 2023, le gouvernement espagnol, dirigé par Pedro Sanchez, lui-même appuyé par des femmes politiques de premier plan comme la ministre et secrétaire générale de Podemos Ione Bellara ou l’eurodéputée Irene Montero, annonce immédiatement des mesures pour protester contre le carnage : plus aucune nouvelle licence d’exportation d’armes vers Israël ne sera autorisée par Madrid. 

Une semaine après le 7 octobre, Ione Bellara, alors ministre de Droits sociaux, demande que son gouvernement « poursuive Benyamin Netanyahou devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre » face à la « tentative de génocide menée par l’État d’Israël à Gaza ». Le terme génocide est posé. Le même jour, l’ambassade d’Israël exige de Pedro Sánchez qu’il « dénonce et condamne sans équivoque ces déclarations honteuses », ajoutant qu’elles sont « non seulement absolument immorales », mais qu’elles mettent, selon elle, également « en danger les communautés juives en Espagne, en les exposant au risque d’un plus grand nombre d’incidents et d’attaques antisémites ».

En France, une telle déclaration de l’ambassade aurait immédiatement semé la panique, provoqué la démission du /de la ministre, le tout accompagné de tirs à boulets rouges à son encontre de la part des médias mainstream. Il est par ailleurs improbable qu’un ministre avec de telles idées puisse figurer dans un gouvernement sous Emmanuel Macron. Mais on est en Espagne. Quelques minutes après la publication des exigences israéliennes, le gouvernement espagnol répond qu’il rejette « catégoriquement les contre-vérités du communiqué de l’ambassade d’Israël concernant certains de ses membres et n’accepte pas les insinuations infondées à leur sujet ». « Dans une démocratie comme en Espagne […] tout dirigeant politique peut exprimer librement ses positions en tant que représentant d’un parti politique », a poursuivi l’exécutif espagnol. Ione Belarra ainsi que d’autres hauts représentants espagnols comme l’eurodéputée Irene Montero ne cesseront de dénoncer le génocide des Palestiniens, d’appeler à des sanctions économiques exemplaires contre Israël.

En novembre 2023, Israël convoquait les ambassadeurs de Belgique et d’Espagne pour une « réprimande sévère » car les Premiers ministres des deux pays avaient dénoncé, depuis l’Égypte, la « destruction de Gaza » et appelé Israël à « reconnaître l’État de Palestine ». Rien n’y fait. Israël ne parvient pas à intimider Madrid.

En janvier 2024, alors que la majorité des pays occidentaux croient aux mensonges israéliens concernant l’UNRWA et annoncent couper leur contribution à cette agence des Nations Unies, vitale pour les Palestiniens, l’Espagne annonce pour sa part maintenir ses contributions, rejoignant, en Europe, la Norvège et l’Irlande, dans l’axe du droit international. La Belgique leur emboîtera le pas quelques jours plus tard. 

L’Espagne a bien sûr activement soutenu l’avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) de janvier 2024 prévenant contre un risque sérieux de génocide à Gaza et ordonnant une série de mesures conservatoires (urgentes) pour préserver la vie de la population palestinienne. En juin de la même année, l’Espagne a soumis sa déclaration d’intervention à la CIJ dans l’affaire Afrique du Sud v. Israël, sous l’article 63 du Statut de la Cour, exerçant son droit d’intervention en tant qu’État partie à la Convention sur le génocide.

En mai 2024, l’Espagne, avec l’Irlande et la Norvège reconnaissent l’État de Palestine le même jour tandis qu’à ce moment-là Emmanuel Macron se disait « favorable » à la reconnaissance d’un État palestinien, « mais pas sous le coup de l’émotion ». Au même moment, la deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, reprenait à son compte le slogan « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ».

Pour punir Madrid, Israël décide non seulement de rappeler son ambassadeur à Madrid mais aussi de couper les relations entre l’Espagne et… les Palestiniens. « J’ai décidé de rompre le lien entre la représentation espagnole en Israël et les Palestiniens, et d’interdire au consulat espagnol à Jérusalem de fournir des services aux Palestiniens de Cisjordanie », annonce le ministre israélien des Affaires étrangères. Punir collectivement les Palestiniens, une tradition israélienne…

Associer la parole aux actes

En guise d’application des mesures urgente pour tenter d’empêcher le génocide, l’Espagne a décrété en septembre 2025 un embargo interdisant l’exportation et l’importation sur les armes et le matériel de défense, ainsi que des interdictions portant sur les biens « à double usage ». Quelques exceptions dans le domaine aéronautique seront cependant tolérées dans « l’intérêt national espagnol », comme le relate cet article.

En septembre 2025, Madrid a annoncé une série de mesures : interdiction aux navires transportant du matériel militaire israélien d’accéder aux ports espagnols, fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions transportant des armes vers Israël, restrictions sur les entrées en Espagne pour certaines personnes impliquées dans le génocide à Gaza, interdiction d’importation de produits provenant des colonies israéliennes en Cisjordanie, Jérusalem-Est et plateau du Golan, et obligation pour les plateformes touristiques de retirer les annonces d’hébergements situés dans les colonies israéliennes.

Madrid n’a pas hésité à annuler un contrat d’une valeur de près de 700 millions d’euros pour des lance-roquettes conçus en Israël et a bloqué 200 tentatives d’achat de contenus liés à Israël, rapporte le même article du Times of Israël.

À la même période, alors qu’Israël voyait rouge contre l’Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a exprimé son « admiration » pour les manifestants pro-palestiniens qui ont perturbé la Vuelta de cyclisme en Espagne à laquelle participait une équipe israélienne. Les manifestations pro-palestiniennes avaient grandement impacté la compétition, interrompant plusieurs étapes et envahissant la zone finale entraînant l’annulation du dernier jour de course. On ne saurait imaginer ce qu’il serait advenu si de telles manifestations avaient tenté de se tenir durant le Tour de France. 

Toujours en septembre 2025, le ministre de la culture espagnol a estimé qu’il fallait « faire en sorte qu’Israël ne participe pas à la prochaine édition » de l’Eurovision. Lorsque sous la pression des pays soutenant Israël, tels que la France, Israël a finalement été maintenu dans le concours, l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande, la Slovénie et l’Islande ont annoncé leur boycott de l’édition 2026. 

Devant les dernières décisions du gouvernement espagnol, des députés français de gauche et même l’ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin s’accordent pour dire que c’est l’Espagne qui « sauve l’honneur de l’Europe » tandis que la France « passe à côté de l’Histoire ».

 

ESPAÑOL

Sanciones contra Israel: Cómo España se distinguió desde las primeras horas del genocidio
 
Por Meriem Laribi, para la Agencia Palestina de Medios, 12 de marzo de 2026
 
El lema "¡Viva España!" está en auge en redes sociales. Muchos internautas pacifistas expresan su deseo de buscar refugio en España. Tras dos años y medio de intentos (en medio de un desierto casi desolado) por contener la locura asesina de Israel, el gobierno español anunció el 11 de marzo de 2026 el cese oficial de su embajadora en Tel Aviv. Ya había sido llamada a Madrid en septiembre de 2025.
 
El gobierno español, de izquierdas, es uno de los más críticos europeos de las acciones criminales israelíes en Palestina y otros lugares. Y uno de los más activos. El presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, fue el único líder europeo que se pronunció en contra de la guerra de agresión entre Estados Unidos e Israel en Irán y Líbano y actuó en consecuencia al negarse a permitir que se utilizaran bases militares españolas para operaciones contra Irán, lo que desató la ira de Donald Trump.
 
En Europa, España se ha distinguido desde el inicio del genocidio en Gaza. Tan pronto como Israel comenzó su frenético bombardeo del enclave asediado el 7 de octubre de 2023, el gobierno español, liderado por Pedro Sánchez y apoyado por destacadas políticas como la ministra y secretaria general de Podemos, Ione Bellara, y la eurodiputada Irene Montero, anunció inmediatamente medidas para protestar por la masacre: Madrid no concedería nuevas licencias de exportación de armas a Israel.
 
Una semana después del 7 de octubre, Ione Bellara, entonces ministra de Derechos Sociales, instó a su gobierno a "procesar a Benjamin Netanyahu ante la Corte Penal Internacional por crímenes de guerra" en respuesta al "intento de genocidio perpetrado por el Estado de Israel en Gaza". Se utilizó el término "genocidio".
 
Ese mismo día, la embajada de Israel exigió a Pedro Sánchez que "denunciara y condenara inequívocamente estas vergonzosas declaraciones", añadiendo que no solo eran "totalmente inmorales", sino que, en su opinión, también "ponían en peligro a las comunidades judías en España, exponiéndolas al riesgo de más incidentes y ataques antisemitas".
 
En Francia, una declaración así de la embajada habría desatado el pánico de inmediato, provocado la dimisión del ministro y acompañado de una lluvia de críticas por parte de los grandes medios de comunicación. Además, es improbable que un ministro con tales opiniones pudiera formar parte de un gobierno bajo el liderazgo de Emmanuel Macron.
 
Pero esto es España. Apenas minutos después de la publicación de las exigencias israelíes, el gobierno español respondió que "rechaza categóricamente las falsedades contenidas en la declaración de la embajada israelí sobre algunos de sus miembros y no acepta las insinuaciones infundadas sobre ellos". "En una democracia como la española [...] todo líder político puede expresar libremente su posición como representante de un partido político", continuó el gobierno español.
 
Ione Belarra, junto con otros altos funcionarios españoles como la eurodiputada Irene Montero, han denunciado sistemáticamente el genocidio palestino y han pedido sanciones económicas ejemplares contra Israel.
 
En noviembre de 2023, Israel convocó a los embajadores de Bélgica y España para una "severa reprimenda" porque los primeros ministros de ambos países habían denunciado, desde Egipto, la "destrucción de Gaza" y habían instado a Israel a "reconocer el Estado de Palestina".
 
Todo fue en vano. Israel no logró intimidar a Madrid. En enero de 2024, mientras la mayoría de los países occidentales creían las mentiras israelíes sobre la UNRWA y anunciaban que recortarían sus contribuciones a esta agencia de la ONU, vital para los palestinos, España anunció que mantendría sus contribuciones, uniéndose a Noruega e Irlanda en Europa en la defensa del derecho internacional. Bélgica hizo lo mismo unos días después.
 
España apoyó activamente la opinión consultiva de la Corte Internacional de Justicia (CIJ) de enero de 2024, que advertía de un grave riesgo de genocidio en Gaza y ordenaba una serie de medidas provisionales (urgentes) para preservar la vida de la población palestina.
 
En junio de ese mismo año, España presentó su declaración de intervención ante la CIJ en el caso Sudáfrica contra Israel, al amparo del artículo 63 del Estatuto de la Corte, ejerciendo así su derecho a intervenir como Estado Parte en la Convención sobre el Genocidio.
 
En mayo de 2024, España, junto con Irlanda y Noruega, reconoció el Estado de Palestina ese mismo día, mientras que en ese momento Emmanuel Macron se declaró "a favor" del reconocimiento del Estado palestino, “pero no bajo la influencia de la emoción”.
 
Al mismo tiempo, la vicepresidenta segunda del gobierno, Yolanda Díaz, adoptó el lema “Del río al mar, Palestina será libre”.
 
Para castigar a Madrid, Israel decidió no solo retirar a su embajador en Madrid, sino también romper las relaciones entre España y… los palestinos. “He decidido romper el vínculo entre la representación española en Israel y los palestinos, y prohibir al consulado español en Jerusalén prestar servicios a los palestinos en Cisjordania”, anunció el ministro israelí de Asuntos Exteriores. Castigar colectivamente a los palestinos, una tradición israelí…
 
De las palabras a los hechos
 
Como medida urgente para intentar prevenir el genocidio, España decretó un embargo en septiembre de 2025 que prohíbe la exportación e importación de armas y equipos de defensa, así como la prohibición de bienes de “doble uso”. Sin embargo, se tolerarán algunas excepciones en el sector aeronáutico por “interés nacional español”, como informa este artículo.
 
En septiembre de 2025, Madrid anunció una serie de medidas: la prohibición de la entrada a puertos españoles de barcos con equipo militar israelí, el cierre del espacio aéreo español a aeronaves que transportaran armas a Israel, restricciones a la entrada en España de ciertas personas implicadas en el genocidio de Gaza, la prohibición de la importación de productos procedentes de asentamientos israelíes en Cisjordania, Jerusalén Este y los Altos del Golán, y la exigencia de que las plataformas de viajes eliminaran los anuncios de alojamientos ubicados en asentamientos israelíes.
 
Madrid no dudó en cancelar un contrato de casi 700 millones de euros para lanzacohetes diseñados en Israel y bloqueó 200 intentos de compra de contenido relacionado con Israel, según el mismo artículo del Times of Israel.
 
Por la misma época, mientras Israel hervía de ira contra España, el presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, expresó su "admiración" por los manifestantes propalestinos que interrumpieron la Vuelta a España, en la que participaba un equipo israelí. Las manifestaciones propalestinas tuvieron un gran impacto en la competición, interrumpiendo varias etapas e invadiendo la meta, lo que provocó la cancelación del último día de carrera. Es difícil imaginar qué habría sucedido si tales manifestaciones hubieran intentado tener lugar durante el Tour de Francia.
 
También en septiembre de 2025, el ministro de Cultura español declaró que era necesario "garantizar que Israel no participe en la próxima edición" del Festival de la Canción de Eurovisión. Cuando, bajo la presión de países que apoyaban a Israel, como Francia, finalmente se le permitió participar en el concurso, España, Países Bajos, Irlanda, Eslovenia e Islandia anunciaron su boicot a la edición de 2026.
 
Tras las últimas decisiones del gobierno español, diputados franceses de izquierdas e incluso el ex primer ministro de derechas Dominique de Villepin coinciden en que España está "salvando el honor de Europa" mientras que Francia se está "perdiendo la historia".
 
ENGLISH
 
Sanctions Against Israel: How Spain Distinguished Itself from the First Hours of the Genocide
 
By Meriem Laribi, for the Palestine Media Agency, March 12, 2026
 
“Viva España” is flourishing on social media. Many anti-war internet users are expressing their desire to seek refuge in Spain. After two and a half years of attempts (in the midst of the near-desert) to restrain Israel in its murderous madness, the Spanish government announced on March 11, 2026, the official termination of its ambassador's duties in Tel Aviv. She had already been recalled to Madrid in September 2025.
 
The left-wing Spanish government is one of the most vocal European critics of Israeli criminal actions in Palestine and elsewhere. And one of the most active. Prime Minister Pedro Sánchez was the only European leader to speak out against the US-Israeli war of aggression in Iran and Lebanon and to act accordingly by refusing to allow Spanish military bases to be used for operations against Iran, triggering the anger of Donald Trump. In Europe, Spain has distinguished itself since the beginning of the genocide in Gaza.
 
As soon as Israel began its frantic bombing of the besieged enclave on October 7, 2023, the Spanish government, led by Pedro Sánchez, and supported by prominent female politicians such as Podemos minister and secretary general Ione Bellara and MEP Irene Montero, immediately announced measures to protest the carnage: no new arms export licenses to Israel would be granted by Madrid.
 
A week after October 7, Ione Bellara, then Minister of Social Rights, called for her government to "prosecute Benjamin Netanyahu before the International Criminal Court for war crimes" in response to the "attempted genocide perpetrated by the State of Israel in Gaza." The term genocide was used. That same day, the Israeli embassy demanded that Pedro Sánchez "unequivocally denounce and condemn these shameful statements," adding that they were "not only utterly immoral" but, in its view, also "endanger Jewish communities in Spain, exposing them to the risk of more antisemitic incidents and attacks."
 
In France, such a statement from the embassy would have immediately sparked panic, led to the minister's resignation, and been accompanied by a barrage of criticism from the mainstream media. Furthermore, it is unlikely that a minister with such views could serve in a government under Emmanuel Macron. But this is Spain.
 
Just minutes after the Israeli demands were published, the Spanish government responded that it "categorically rejects the falsehoods in the Israeli embassy's statement concerning some of its members and does not accept the unfounded insinuations about them." "In a democracy like Spain […] every political leader can freely express their positions as a representative of a political party," the Spanish government continued.
 
Ione Belarra, along with other high-ranking Spanish officials such as MEP Irene Montero, have consistently denounced the genocide of the Palestinians and called for exemplary economic sanctions against Israel. In November 2023, Israel summoned the Belgian and Spanish ambassadors for a "severe reprimand" because the prime ministers of both countries had denounced, from Egypt, the "destruction of Gaza" and called on Israel to "recognize the State of Palestine." It was all to no avail. Israel failed to intimidate Madrid.
 
In January 2024, while most Western countries believed Israeli lies about UNRWA and announced they would cut their contributions to this UN agency, vital for the Palestinians, Spain announced it would maintain its contributions, joining Norway and Ireland in Europe in upholding international law. Belgium followed suit a few days later.
 
Spain actively supported the International Court of Justice (ICJ) advisory opinion of January 2024, which warned of a serious risk of genocide in Gaza and ordered a series of provisional (urgent) measures to preserve the lives of the Palestinian population. In June of the same year, Spain submitted its declaration of intervention to the ICJ in the case of South Africa v. Israel, under Article 63 of the Statute of the Court, exercising its right to intervene as a State Party to the Genocide Convention.
 
In May 2024, Spain, along with Ireland and Norway, recognized the State of Palestine on the same day, while at that time Emmanuel Macron declared himself "in favor" of the 
 
 
recognition of a Palestinian state, “but not under the influence of emotion.”
 
At the same time, the second vice-president of the government, Yolanda Díaz, adopted the slogan “From the river to the sea, Palestine will be free.” To punish Madrid, Israel decided not only to recall its ambassador from Madrid but also to sever relations between Spain and… the Palestinians. “I have decided to break the link between the Spanish representation in Israel and the Palestinians, and to prohibit the Spanish consulate in Jerusalem from providing services to Palestinians in the West Bank,” announced the Israeli Minister of Foreign Affairs. Collectively punishing Palestinians, an Israeli tradition…
 
Making Words Work
 
As an urgent measure to try to prevent genocide, Spain decreed an embargo in September 2025 prohibiting the export and import of weapons and defense equipment, as well as bans on “dual-use” goods. A few exceptions in the aeronautical sector will, however, be tolerated in “Spanish national interest,” as this article reports.
 
In September 2025, Madrid announced a series of measures: a ban on ships carrying Israeli military equipment entering Spanish ports, the closure of Spanish airspace to aircraft transporting weapons to Israel, restrictions on entry into Spain for certain individuals involved in the genocide in Gaza, a ban on the import of products from Israeli settlements in the West Bank, East Jerusalem, and the Golan Heights, and a requirement for travel platforms to remove listings for accommodations located in Israeli settlements.
 
Madrid did not hesitate to cancel a contract worth nearly €700 million for rocket launchers designed in Israel and blocked 200 attempts to purchase Israeli-related content, according to the same Times of Israel article.
 
Around the same time, while Israel was seething with anger at Spain, Prime Minister Pedro Sánchez expressed his “admiration” for the pro-Palestinian protesters who disrupted the Vuelta a España cycling race, in which an Israeli team was participating. The pro-Palestinian demonstrations had a major impact on the competition, interrupting several stages and invading the finish area, leading to the cancellation of the final day of racing. One can only imagine what would have happened if such demonstrations had attempted to take place during the Tour de France.
 
Also in September 2025, the Spanish Minister of Culture stated that it was necessary “to ensure that Israel does not participate in the next edition” of the Eurovision Song Contest. When, under pressure from countries supporting Israel, such as France, Israel was ultimately allowed to participate in the competition, Spain, the Netherlands, Ireland, Slovenia, and Iceland announced their boycott of the 2026 edition.
 
Following the latest decisions by the Spanish government, left-wing French MPs and even former right-wing Prime Minister Dominique de Villepin agree that Spain is "saving Europe's honor" while France is "missing out on history."